DECOUVREZ LE DEBUT DU PROLOGUE Du livre « OQTF : LES CONDAMNES »
PARTIE 1

PROLOGUE
JEAN-MARIE MÜNTER
1.
Le 14 juillet 2018, Alain Michon – ses ancêtres étaient charcutiers – président de la République Française nouvellement réélu reçut sur le perron de l’Élysée Murène La Fen qu’il venait de nommer Première ministre. À la suite de l’insurrection des Gilets Jaunes qui avait fait trembler le pouvoir, la réponse du chef de l’exécutif, dans un geste très gaullien, avait été de démissionner pour se faire réélire sur la promesse d’un gouvernement d’Union Nationale. La tête de l’État et sa nouvelle Première ministre s’apprêtaient à suivre, côte à côte, le défilé de nos armées pour la fête nationale.
À la tête du cortège militaire, le général de Vilains et sa clique d’officiers qui un an auparavant avait envisagé un coup d’État si la France ne changeait pas de stratégie et continuait à s’entêter dans sa politique décadente. Annonce qui encouragea le président à réorienter sa politique. Toute la puissance militaire du pays défilait au pas de l’oie entre les dernières technologies d’assaut et les armes nucléaires exposées fièrement. Dans le ciel bleu azur, les derniers Rafales construits sur les chaînes des usines Rassault, entamaient un ballet aérien aux couleurs bleu, blanc, rouge.

Trônant sur une tribune d’honneur, le président salua d’un geste de la main les forces armées. En réponse, toutes les têtes dégarnies des soldats pivotèrent vers la droite lors de leur passage devant la tribune présidentielle. Des milliers de Français sur le parcours acclamèrent nos forces spéciales de retour, pour le défilé, des pays d’Afrique en proie au terrorisme islamique.
Le matin de cette historique journée la police avait contrôlé une grande partie des appartements parisiens afin que tous les résidents se rendent au défilé. Des milliers de drapeaux bleu/blanc/rouge avaient été distribués à l’assistance. Les enfants agitaient frénétiquement leur fanion sous la surveillance de parents admiratifs devant tant de puissance. La journée s’annonçait chaude et l’enthousiasme dépassait les prévisions présidentielles, d’autant plus qu’un Français venait de gagner l’étape reine du Tour de France. À 14 heures précises, le général de Vilains déclama un discours rédigépar le grand historien et polémiste français qui venait de r ecevoir le prix Goncourt, Erlich Zémor. L’avenir semblait tellement radieux que le Président Michon, tel le marin découvrant une nouvelle terre, se permit de faire une bise à sa nouvelle Première ministre sous le regard jaloux, mais complice, de son épouse Birgit. Il faut dire que pendant trois mois la France avait fonctionné sans gouvernement.
En mai s’étaient déroulées les élections présidentielles donnant au deuxième tour 50,01 % des suffrages exprimés pour Michon, le président sortant, et 49,99 % pour La Fen. La campagne électorale avait été cordiale, les deux candidats partageant un grand nombre d’idées communes, notamment sur la grandeur de la France et de la civilisation européenne.
Les trois mois de latence correspondaient au temps nécessaire qu’il avait fallu déployer pour mater la résistance des quelques opposants.
Dans la rue, la police avait pratiquement les pleins pouvoirs et quelques leaders politiques comme Malenchon, Bisancenot ou Pitou furent incarcérés à la prison de Vincennes pour troubles à l’ordre public. Les affrontements furent plus violents avec les manifestants et manifestantes et beaucoup furent blessés, arrêtés. Anarchistes, autonomes, anticapitalistes, écologistes radicaux, communistes sincères,Gilets Jaunes toujours résistants, syndicalistes… Tout ce que la France comptait comme forces antifascistes dut faire face à une violente répression. Quelques-uns disparurent sans laisser de trace…
Le gouvernement réfléchissait à la proposition de l’État-Major des armées de tirer à balles réelles sur les manifestants trop radicaux.
La police put compter durant ces quelques mois de nettoyage sur des troupes supplétives avec les partis d’extrême droite qui, dès le lendemain de l’élection présidentielle, avaient obtenu l’autorisation par décret de s’organiser en milice. Nationalistes, identitaires, royalistes, nationaux-socialistes et autres suprémacistes et complotistes pouvaient enfin vomir toute leur haine, notamment dans les quartiers peuplés de migrant-es ou de Français ne correspondant pas à leur définition raciale.
La fin de la journée du 14 juillet fut consacrée à la mise en place du gouvernement et à la rédaction des premières mesures. Des ministres ayant fait leurs preuves lors du premier quinquennat conservèrent leur poste.
Bloker le ministre de l’Éducation Nationale qui avait mené, tel le terrassier sur son chantier de démolition, sa réforme de démantèlement de l’école publique, retrouva sa fonction. Seul le nom de son ministère changea pour un retour à celui d’Instruction Publique à laquelle on rajouta « et de la Moralité ».
Durtarin, relaxé par la justice pour les accusations de viol, accepta d’être le plus important des ministres avec ce qu’il connaissait le mieux : l’intérieur, qui devint Ministère des Polices et des Milices.
Il fut assisté de Jordan Bordella, numéro deux du parti Bleu/Blanc/Rouge de Murène La Fen pour les questions d’immigration. Il avait accepté assez difficilement ce secrétariat d’État, n’ayant pas digéré la remarque de son ministre de tutelle qui avait qualifié de « mou » le parti de la Première ministre sur les questions de sécurité et de politique migratoire lors du premier quinquennat du président.
Aujourd’hui la querelle était oubliée et le ministre et son secrétaire d’État étaient sur la même ligne, celle des discours de Zémor : tolérance zéro en matière d’immigration.
L’écrivain Zémor, sur la liste des futurs nobélisables en littérature, obtint le poste de ministre de la Culture et des Églises Chrétiennes.
De Vilains fut nommé au ministère de la Défense. Celui-ci reprit son vieux nom de ministère de la Guerre. On y rajouta un secrétaire d’État pour les armes nucléaires, poste qu’accepta sans sourciller l’ancien Premier ministre Falls.
Les vieux présidents Sourkazy et Halonde furent nommés comme Grands Sages à qui on demandait de valider de leurs expériences les futurs décrets. Signatures qu’il fut difficile de faire lâcher à Halonde.
Le reste du gouvernement fut composé de vieux cadres du parti de Murène La Fen, de grands patrons, et de quelques communistes et membres égarés du parti de Malenchon. On peut aussi remarquer la nomination du grand professeur Didier Graoult à la santé et du chanteur Francis Le Lanne à l’agriculture et Alain de Beroist aux médias. C’est d’ailleurs ce dernier qui, avec l’écrivain Zémor, inspira les premières mesures de ce gouvernement.
Ainsi naquit le 14 juillet 2018 le premier gouvernement d’Union Nationale depuis 1914. Pour éviter toute confusion, on lui donna le nom d’Union Patriotique. Le 15 juillet 2018, partout en France des rassemblements de dizaines de milliers de personnes accueillirent sous une foison de drapeaux bleu/blanc/rouge ce nouveau gouvernement.
Comme pour le 14 juillet ce fut un Français qui remporta l’étape du jour au Tour de France.
La tâche immédiate du duo à la tête de l’État, en plein état de grâce, était d’appliquer un programme national révolutionnaire tout en gardant pour un temps un semblant de démocratie.

En effet, la révolte des Gilets Jaunes avait terrifié le président à tel point qu’il avait pensé quitter la France pour se réfugier au Qatar, projetant d’y vivre de conférences payantes tout en attendant bien sagement le coup d’envoi de la coupe du monde de football que ne manquerait pas de gagner la France. Heureusement pour lui, la division des Gilets Jaunes et le ralliement de certains d’entre eux au programme Bleu/Blanc/Rouge de Murène La Fen pouvaient le rassurer. En revanche, certains résistants parmi eux s’attachaient encore, telle une moule bretonne sur son rocher, à la démocratie, voire pour certains et certaines à une autre démocratie, plus directe.
Il fallait agir vite, battre le fer tant qu’il était encore chaud tout en gardant une vitrine de libertés.
2.
Depuis que l’armée française avait découvert en Afrique subsaharienne lors d’une de ses missions le « Protocole des Sages de Bamako »(1), le grand écrivain Français Penaud Lamus pendant longtemps mis à l’index pour ses théories soi-disant complotistes, venait d’être réhabilité. D’ailleurs, une des premières mesures du ministre de l’Instruction Publique et de la Moralité sera de l’introduire au programme du bac de français avec Céline, Drieu La Rochelle,Brasillach et Finkielkraut en nettoyant les manuels scolaires des oeuvres d’Albert Camus, des poètes comme Rimbaud et surtout de tous les islamo-gauchistes qui avaient tant pollué la littérature française et l’enseignement supérieur pendant des années.
« Le Protocole des Sages de Bamako » découvert lors de la perquisition chez un des leaders islamistes au Mali confirmait de manière irréfutable la théorie qui avait fait passer Penaud Lamus comme un égaré de la bien pensance durant des années. Le Grand Remplacement, c’est-à-dire la substitution de la population française et européenne par des populations islamisées d’Afrique du Nord et d’Afrique subsaharienne, n’était pas qu’un mythe défendu durant les années noires par les identitaires et l’extrême droite. La théorie de celui qui allait devenir le maître à penser du nouveau gouvernement, tant attaqué par l’intelligentsia parisienne, était aussi vraie que les grandes marées au Mont-Saint-Michel un soir d’automne.
Irréfutable !! Tel avait été le coeur du discours du Président à la découverte du manuscrit en décembre 2018. Discours longuement commenté et qui avait permis au parti Bleu/Blanc/Rouge un rapprochement avec l’homme de l’exécutif annonçant le futur gouvernement d’Union Patriotique du 14 juillet 2018. Certes, pendant quelques jours planèrent des doutes sur l’authenticité du document, mais ils furent vite levés par le sérieux du travail des scientifiques français.
Il y avait bien un plan concerté et délibéré de remplacement des populations européennes avec un changement de civilisation pour construire une Europe islamisée. Ce plan, et le « Protocole des Sages de Bamako » le confirmait, prouvait aussi que le Grand Remplacement était soutenu en France et en Occident par une partie de l’élite politique, des médias et surtout par des syndicats et des universitaires.
Le ministre de l’Éducation Nationale du premier quinquennat de Michon avait bien eu raison de mener la guerre aux islamo-gauchistes. Ce furent d’ailleurs ses déclarations visionnaires qui expliquèrent son maintien à son poste dans le deuxième quinquennat du président Michon.
Il fallait donc agir vite à la tête de l’État pour en finir avec cette invasion. Heureusement, la France pouvait compter sur une large majorité d’alliés en Europe pour conduire la résistance. Hongrie, Pologne, Italie et d’autres étaient déjà acquis depuis longtemps à une guerre de civilisation. La Russie même fut conviée à une table de négociations. Il en ressortit que l’Europe devait abandonner ses rivalités millénaires et renforcer ses racines traditionnelles, blanches et chrétiennes. Tous convinrent qu’il y avait un ennemi à anéantir sur le continent, mais aussi à l’extérieur. Le musulman, mais aussi le juif, étaient responsable de notre décadence. Notre survie dépendait de leur éradication.
La première des décisions fut de raffermir les racines traditionnelles en rapprochant les États européens afin de créer une vaste nation européenne où l’on glorifierait les cultures ancestrales. Europia fut le nom donné à ce vaste projet.
Bien sûr, tous les pays d’Europe n’y furent pas conviés. Ainsi la Roumanie, le Kosovo ou l’Albanie étaient encore loin d’accéder à la civilisation. Le Royaume-Uni, qui partageait pourtant la même analyse, n’y participa pas, préférant une alliance avec le géant américain.
Une réforme territoriale du 25 août 2018 transforma les départements français. Chacun de ces anciens territoires devenait un district avec un intendant à sa tête pour mener à bien le grand nettoyage civilisationnel. Les départements et les préfectures disparurent sans bruit en France pour 100 districts avec autant d’intendants au pouvoir quasi absolu. La nomination des intendants relevait des pouvoirs communs du Président et de la Première ministre. Seul le ministre des Polices et des Milices avait la possibilité de proposer des noms.
Grâce au travail du général ministre de Vilains, le pays parvint à mettre en œuvre une gigantesque armée européenne dont le rôle était de combattre l’islamisme sur son propre terrain en recolonisant une partie de l’Afrique et du Moyen-Orient. Le nouvel impérialisme colonial ne semblait pas être d’une grosse difficulté tant la soumission économique de ces pays aux pays riches était déjà forte. Mais, il fallait quand même se montrer prudent depuis que la Chine et la Russie s’implantaient sur le continent africain. La France Impériale avait largement imposé cette idée aux autres nations du continent, ce qui ravissait les militaires pas encore remis de la guerre d’Algérie et de la décolonisation ainsi que l’industrie de l’armement.
1 : Il s’agit bien sûr d’une référence au « protocole des Sages de Sion », vrai faux fabriqué par la police du tsar au début du XXe siècle, accusant les juifs de mettre en œuvre un vaste complot visant à conquérir le monde. Ce texte servit de base, et sert encore à toute la frange d’extrême droite antisémite et complotiste
A SUIVRE…